Tokyo
Jusqu’à présent, ce voyage a été un vrai retour a la maison. Onomichi m'a ravie, rien n'y avait changé. Le vent, les bruits, la mer, les montagnes, les gens... Mon japonais revient bien, aidé par les heures que je passe à bosser pour les partiels du Mirail (heures qui vont s’avérer tout à fait inefficaces pour lesdits partiels, j'en ai peur).
Depuis quelques jours, par contre je suis à Tokyo, et là çà frôle le cauchemar. Comment peut-on vivre si compressé, si entassé en permanence ! J’étouffe dans les quartiers les plus connus, Shibuya, Shinjuku.... L'impression d'être dans une fourmilière est à son comble. Heureusement, je suis allée passer trois jours chez les parents de Motoki à l’écart de la ville, je pense que je serais rentrée à Kyoto depuis longtemps, sinon. Et heureusement que je ne suis pas rentrée à Kyoto après ma première impression, apprivoiser une ville prend du temps, je commence à peine à sortir des grandes artères et autres lieux-carefour ultra connus.
Dans les faits, mes journées sont inégalement occupées. Un jour j'ai des dizaines de plans, le lendemain je me demande quoi faire de ma peau alors que tout le monde bosse ! Aujourd'hui est un jour occupé, je vais voir plusieurs amis, aller au bain public et faire la fête. Je ne sais pas quand est ce que je vais caser quelques heures (dizaines de minutes ?) d’étude. A part la foule, les partiels sont mon seul motif d’inquiétude, mais ils restent dans un coin de la tête à me faire culpabiliser, saletés. D'un autre coté, je vois déjà la différence ! J'apprends à nouveau des choses que j'utilise de suite dans la vie réelle, il n'y a pas d'étude plus satisfaisante.
Je suis retournée au Japon en partie pour casser l'image négative que j'avais du pays. Je voulais découvrir son côté alternatif, ses gens bizarres et j'ai peut être en partie réussi ! J'ai rencontré une brochette de gens exceptionnels, un peu partout : à Onomichi, à Kyoto, et depuis hier à Tokyo. Un des avantages des gens géniaux est qu'ils fréquentent en général d'autres gens géniaux, quand on en rencontre un c'est comme un engrenage. Le tout est de réussir à mettre le doigt dedans, réussir à débusquer le premier !
